Attirées aimantées amiantées corps ballant
Sans écho sans voix ni souffle – départs
Plus de ventre plus de viscères plus de cordon
L’ombilic des jours limé par le bruit blanc
Jours sans travail sans peine sans joie
Un reflet de l’autre côté vous fixe
Que vous ne voyez plus : votre vie
Noirceur de la neige
Certains ciels incertains comme nos bouches
S’ouvrent au vide
A l’éveil tu poses un pied
La nuit : ni courte ni longue inexistante
Armerais-tu tes désirs d’imposants corsets
Les vents battant tes murs sifflant le temps
Elle n’est ni courbe ni respirable
Et pourtant elle tourne
La chance
Un matin le moineau chantera
Branche basse belle radicale
Tu t’es posé à cent lieues de là
Corps déplumé parcouru du venin
Bec ouvert ton cri tu racle tu tais
Tu tais surtout tu tues tu te tues
Tu te fais à la tâche tu t’attaches tant
Puis tu t’étires au réveil et vois
Par le carreau le matin la lumière
Le chant lointain d’un moineau