samedi 7 avril 2007
retour
Au loin la nuit l’heure bleue pas encore
Le risque comme une avalanche il suffirait
D’un cri d’une palpitation soudaine
La ville dort c’est une chanson ton refrain
Qu’aucune oreille ne traduira
En rupture de correspondance ta peau
Ne connaît ni l’eau ni la peur
Propulsée dans le vivre sans vue
Eblouissant sans le savoir le corps d’un otage
Elle te déshabille et souvent s'étonne
Tes milliers d’écorces étanches
mercredi 21 mars 2007
A (mouvement 1)

Suis retourné en A ville éternelle ville souvenir
Ma vieille lyre et son unique corde
N’ai plus voulu la faire sonner
L’hiver n’a plus sa place le jour
A si chaud qu’il fait office de ténèbres
Suis retourné en A - démons démontés
ai parlé avec M que j'aimais
que je n'aime plus que j'aime encore
à ma façon – toujours le souvenir de P
un poème s’écrit
durant cette nuit de Noël ai voulu être danseur
corps contre mort
corps contre mort
ai voulu reprendre ma vie à un point précis
de son déroulement puis suis rentré chez moi
l'alcool en moi
toutes mes vies béantes battantes
dans l'irrésolution du vaisseau
du vaisseau et de la voile
A – ville de tous les commencements
Le phrasé bègue de tes rues calmes en moi
Suis venu tester notre entente suis reparti
Empli d’amour de nausée de faux calme
Sais qu’y reviendrai toujours
mardi 20 mars 2007
Après la pluie
Attirées aimantées amiantées corps ballant
Sans écho sans voix ni souffle – départs
Plus de ventre plus de viscères plus de cordon
L’ombilic des jours limé par le bruit blanc
Jours sans travail sans peine sans joie
Un reflet de l’autre côté vous fixe
Que vous ne voyez plus : votre vie
Noirceur de la neige
Certains ciels incertains comme nos bouches
S’ouvrent au vide
A l’éveil tu poses un pied
La nuit : ni courte ni longue inexistante
Armerais-tu tes désirs d’imposants corsets
Les vents battant tes murs sifflant le temps
Elle n’est ni courbe ni respirable
Et pourtant elle tourne
La chance
Un matin le moineau chantera
Branche basse belle radicale
Tu t’es posé à cent lieues de là
Corps déplumé parcouru du venin
Bec ouvert ton cri tu racle tu tais
Tu tais surtout tu tues tu te tues
Tu te fais à la tâche tu t’attaches tant
Puis tu t’étires au réveil et vois
Par le carreau le matin la lumière
Le chant lointain d’un moineau