mardi 6 juillet 2010

dimanche 4 avril 2010

randonnée #1

Un écart puis voir la montagne
Epaisse coupante comme assagie par les cieux
Suer jambes bras qui tranche
Etait-ce un rêve ou bien dansions-nous

Vois ce que le défilement impose à ta vue
(Tache blanche de soleil et l’œil implose)
Défilé blanc de monts endormis déjà
La lune exhale le précieux parfum des fleurs

Mon esprit ne peut se prendre pour ma jambe
Disait l’un tandis que l’autre le temps
D’un regard se retournait sur sa botte
-brins de pailles flottant comme pluie fine

Vivre dans ton sommeil c’est l’essentiel
Il y eut treize rêves d’inégale longueur
Treize raisons d’arrêter de partir d’embrasser
Treize explosions aux lumières imprécises

La douleur en cet instant précis devient
Plus sèche que la paille et ce mot se vida
En son centre s’éparpille chaque aiguille
Chaque seconde passée sans penser

Blanche – lumière des toilettes train vitre obturée
Jaune – urine qui cherche la fuite et s’écoule
Rouge – peau frappée par le soleil de midi
Quelques voyelles revisitées sur le chemin du retour

Pupilles face à l’éblouissement pourquoi
Ne pas s’habituer pour si la nuit tombe
Les femmes se ressemblent : les trois mots
Qu’elles disent où qu’elles pensent ignorer

Je n’écris pas pour voir encore moins pour comprendre
Il y a ce soleil qui me gêne cette demeure
Qui se rapproche et la page comme un appel
- C’est ici que je veux faire écho au monde

Le temps de te retourner d’une épaule
A l’autre – toujours ces pas qui trottent
Sur pas sur porte on appelle ce temps
Le temps du rêve de l’araignée

Certaines vies proviennent du vivant
D’autres du minéral et d’autres encore
Se propulsent à la vie mais il en est
Encore autrement pour ta voix qui m’épelle


Chaque gare pourrait être la fin du monde
Chaque arrêt le dernier le point dit
De non-retour un lieu peut-être
Où poser sa faim sentir son corps battre

Reconnaître au soleil sa qualité d’accueil
Bien qu’il fut jadis l’administrateur des pertes
L’astre par qui se dissout l’absent
Je voyais mon ombre étendue sur son corps

Beaucoup de choses ont changé pourtant
La place de chaque étoile les vents et marées
Nos prénoms dès qu’arrive le petit jour
Jusqu’au noyau de chaque atome de ta chevelure

mardi 24 novembre 2009

vacance(s)

Enfin la musique là partout sur les murs
De ta retraite épier du monde le moindre élan
Sur la moquette l’ombre du rideau de fer
Sans limite la moquette jusque sous le lit
Dans ta bouche en marge de tes songes comment
Tant d’hommes font si peu de chaire humaine
Cria cette voisine emplie de surdité

De la fausse monnaie voilà ce que nous adorons
Je regarde le docteur à la télé qui regarde le docteur
Sur sa télé car ça nous arrange lui et moi ce moment
- penser à jadis où sur le diamant de tes yeux
Je cherchais ce nouveau départ après l’adieu

Le frottement du balai dehors me dit l’heure
Un nombre un geste pour ouvrir au jour
Poussière de ce grand mouvement que la Terre
Produit en ses nuits agitées

Ai pris ce train comme on traverse un ciel
Baigné par la douceur d’un moment présent
Rien – ni le téléphone ni l’appel du devoir
Ne fera dévier les rails luisants
Chaque cep chaque brin d’herbe recueille
Un peu de l’antique prouesse du soleil
Ce bain de bouche au contour prudent