J'ai réglé mon thé
mes dernières pièces en poche
tout juste deux euros cinquante un thé
de Corée très clair une serviette en papier
un stylo pour écrire la neige qui tombe
le poids soudain de la neige en paquet le détachement
que j'ai glissé dans l'autre poche
puis la pluie
dimanche 29 janvier 2006
mercredi 11 janvier 2006
Au soir ta sueur est triste
Une bière à demi-pleine une dent
Contre la vie l’œuvre la serveuse qui passe
Entre toi et les autres un rebord épais puis le vide
Les autres : portrait en pain et poison
Ton train est parti trop tôt (ils t’estimèrent en retard)
Il y eut l’escalier mécanique l’esplanade et le bar
Où tu assois ta sueur
mercredi 2 novembre 2005
Pourrons-nous dormir avant les heures chaudesune voix s'évertue à souffler dans les branches d'un acacia
sa promptitude le battement l'excès des rapides
pourrons-nous dormir avant les heures chaudes
pourrons-nous dormir cesser le rêve à l'éveil
cesser ce rêve d'éveillé
pourrons-nous au pli du lit déposer en strates serrées
l'amplitude la marée notre charité du jour
notre repos le crachoir de la nuit
liturgie d’un rythme cérébral
pourrons-nous dormir avant les heures chaudes
pourrons-nous seulement
trouver un tertre pour nos yeux la hauteur d'un panorama légendé
les repères dans la circonférence du crâne
une ou plusieurs la direction juste un signal
écourter cette promenade éperdue en sous-bois
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