dimanche 16 novembre 2008


Par la fenêtre bouquet final et songer
Que c’est une nuit comme une autre
Mais plus ouverte sur l’aube

Trois raisons d’aimer au jour qui vient
En avons-nous le souvenir précis
Enfin trois raisons

Parfois les différences d’âge nous rendent
Plus vieux qu’une poignée d’ancêtres
Au rire d’enfant

Il faudrait t’aimer comme on reprend
Sa respiration d’un coup sec
Aimer l’eau qui t’entoure

Ce canard a deux têtes l’homme t’écoute
Relis ses notes tousse tu d’adresses
A l’une des trois têtes

Encore une fois la nuit t’aura changé
Un parfait étranger s’étire et répond
Au même prénom

Laissez-nous le temps de ne rien faire
De bon de blanc de raisonné
En forme de départ

jeudi 2 octobre 2008

En chemin #2

Marseille encore le calme est dans longtemps

Trente impromptus t’agitent la mer est froide

Seule et saisissante tu dis c’est se sentir vivant

Et déposer les défunts quelques brasses plus loin


Déjà jeudi dans le fracas des camions la fatigue

S’étire au creux de chaque membre s’agrippe

Tout est beau le temps s’échoue sur le tapis

Ces grains de sable sont l’équation de notre jour


Parmi l’ambre et l’acacia dénoue ton bel amour

Pas en paix mais dans ce désordre mi cieux mi sol

Notre langue en possède le goût d’inaccompli

Bien qu’apte à soutenir nos cris nos appels


Toi l’invitée des trop grandes chaleurs simplement

Blottie contre toi-même enfin calme hormis cette jambe

Transpercée par les lances de ton sommeil dormir

Est le mot car sans savoir comment font les autres

mercredi 13 août 2008

levers

Matin colonne de fumée s’ouvre le ciel

Ouverte : comme un cœur très frais la lumière

S’annonce contamine chaque habitant du ciel

Simple décor d’arbres et d’immeubles

Témoin ciselé du levant – le temps de l’écrire

Le sang tourne à l’or et tout s’embrase mais

D’un feu d’une infinie douceur


Le jour s’ouvre sur un monde s’ouvre sans fin

L’aurore une écriture d’homme couché

Témoin de toujours nappée d’huile claire

- Un oiseau pour motif un instant


Un jour s’est figée la page d’intranquilité

Ce ne sont plus tes yeux qui ratissent le ciel

Mais le ciel qui te scrute de loin ton sommeil

S’est conformé tes sourires ont le dessin du remord

Serait-ce ta nouvelle posture et pourquoi


Chaque matin se lever et réapprendre la loi

Savoir cueillir le jour : premier travail d’homme

Paupières lourdes nos rêves nous échappent